Un toit de 100 m² récupère 60 000 litres d'eau par an dans une région moyennement pluvieuse — de quoi arroser un jardin toute l'année. La récupération d'eau de pluie n'est plus un projet d'écolo convaincu : en 2026, c'est simple, rentable et souvent subventionné.

Commencez par un récupérateur simple

Une cuve de 300 à 500 litres branchée sur une descente de gouttière suffit pour débuter : installation en une heure, coût sous les 150 €. Choisissez une cuve opaque et fermée : la lumière favorise les algues, et un couvercle empêche moustiques et feuilles mortes.

Dimensionnez selon votre usage

Arrosage seul : 500 à 1 000 litres suffisent. WC + lave-linge + jardin : visez 3 000 à 5 000 litres enterrés. Calculez votre potentiel : surface du toit (m²) × pluviométrie annuelle (mm) × 0,9 = litres récupérables. Ce simple calcul évite d'acheter trop grand — ou trop petit.

Filtration : le minimum vital

Un filtre de gouttière (grille) + un premier-flot qui écarte les 20 premiers litres sales suffisent pour l'arrosage. Ne buvez jamais l'eau de pluie sans traitement professionnel complet : toitures et gouttières concentrent polluants, fientes d'oiseaux et métaux.

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Nettoyez les gouttières à l'automne, videz et rincez la cuve une fois par an, vérifiez le robinet avant l'été. Installez un trop-plein dirigé vers un massif ou un puisard : une cuve qui déborde contre la façade, c'est des infiltrations garanties.

L'eau du ciel est gratuite et abondante : la laisser filer au tout-à-l'égout est un gaspillage. Commencez petit, avec une cuve — votre jardin et votre facture vous remercieront.