Vous travaillez de chez vous ? Une partie de votre loyer, de votre électricité et de votre connexion peut être déductible. Mais la déduction du bureau à domicile est aussi l'une des niches les plus contrôlées. Voici les règles 2026 et les pièges à éviter absolument.

Les conditions d'éligibilité

Le local doit être affecté principalement à votre activité professionnelle et constituer votre lieu de travail habituel (ou être imposé par votre employeur). Un coin de table dans le salon ne suffit pas : il faut un espace dédié et identifiable. Documentez-le avec des photos datées — en cas de contrôle, c'est votre meilleure preuve.

Ce que vous pouvez déduire

Au prorata de la surface professionnelle : loyer ou intérêts d'emprunt, taxe foncière, électricité, chauffage, assurance habitation, connexion internet. Calculez le prorata sur la surface réelle (m² bureau ÷ m² total), pas « au feeling » : un prorata fantaisiste est le premier signal d'alerte pour l'administration.

Les erreurs qui déclenchent un contrôle

Déduire 50 % du loyer pour un bureau de 10 m² dans un 60 m², oublier de déclarer la pièce comme usage mixte, ou déduire sans aucune facture : ces trois erreurs reviennent dans la majorité des redressements. Conservez toutes les factures pendant 6 ans minimum — sans justificatif, la déduction tombe intégralement.

Salarié en télétravail : vos droits

Si votre employeur vous impose le télétravail, vous pouvez déduire vos frais réels (option frais réels) au lieu de l'abattement de 10 %. Comparez les deux options chaque année avec un simulateur : selon votre situation, les frais réels rapportent souvent 500 à 1 500 € de plus que l'abattement forfaitaire.

La déduction bureau à domicile est un droit, pas une faveur — à condition de la calculer honnêtement et de tout justifier. En cas de doute sur un montant important, un expert-comptable coûte moins cher qu'un redressement.